Pierre d’alun : controverse et idées reçues sur sa dangerosité
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Une controverse largement basée sur la confusion
La principale controverse autour de la pierre d’alun repose sur un mot : aluminium. Beaucoup de consommateurs associent automatiquement aluminium et danger, sans distinguer les différentes formes existantes. Or, la pierre d’alun naturelle est composée d’alun de potassium, un sel minéral bien différent des sels d’aluminium synthétiques utilisés dans certains anti-transpirants classiques.
Cette confusion alimente une inquiétude disproportionnée, souvent relayée par des contenus anxiogènes ou simplifiés.
Pierre d’alun et cancer : que dit la science ?
À ce jour, la pierre d’alun n’est pas classée comme cancérigène par les autorités sanitaires. Les études disponibles n’ont pas établi de lien causal entre son utilisation et le développement de cancers, notamment du sein.
Un élément clé est l’absorption cutanée : l’alun de potassium forme une molécule trop volumineuse pour traverser facilement la barrière de la peau. L’absorption est donc considérée comme très faible, dans le cadre d’un usage normal.
À retenir
La pierre d’alun naturelle n’agit pas comme un anti-transpirant chimique : elle limite les odeurs sans bloquer la transpiration.
Une approche raisonnée et transparente
Cela ne signifie pas qu’il faille consommer sans discernement. Comme pour tout produit cosmétique, il est recommandé de choisir une pierre d’alun naturelle, d’éviter l’application sur peau irritée et de rester dans un usage modéré.
La controverse autour de la pierre d’alun repose davantage sur des amalgames que sur des preuves scientifiques solides. Utilisée correctement, elle reste une alternative simple et minimaliste.